Carrière
Diplômé de l'Institut d'études politiques
de Paris, élève à l'Ecole nationale d'administration
(1958-1960), Gabriel de Broglie a commencé sa carrière
comme attaché à l'ambassade de France en Italie
(1955-1958).
Il entre ensuite au Conseil d'Etat où il est tour à
tour auditeur (1960-1967), maître des requêtes
(1967), conseiller d'Etat (1985) et, depuis 1999, conseiller
d'État honoraire.
Au cours de cette période, il a été membre
de plusieurs cabinets ministériels : jurisconsulte
du ministre d'Etat chargé des Affaires culturelles,
André Malraux (1962-1966), conseiller juridique du
secrétariat général du comité
interministériel (SGCI) pour les questions de coopération
économique européenne (1964-1967), conseiller
technique au cabinet du ministre des Affaires sociales, Jean-Marcel
Jeanneney (1966-1968), au cabinet du ministre d'Etat chargé
des Affaires sociales, Maurice Schumann (1968), au cabinet
du Premier ministre, Maurice Couve de Murville (1968-1969)
puis à celui du ministre d'Etat chargé des Affaires
culturelles, Edmond Michelet (1970). Il a enfin été
directeur de cabinet du ministre chargé des Affaires
culturelles par intérim, M. André Bettencourt
(1970-1971).
Gabriel de Broglie a parallèlement occupé des
charges d'enseignement de 1964 à 1971 : maître
de conférences à l'Institut d'études
politiques de Paris (1964-1971), à l'Ecole des hautes
études commerciales (1962-1964), à l'Ecole nationale
d'administration (1963-1966), chargé de cours à
l'Ecole de l'aviation civile.
Gabriel de Broglie s'est particulièrement illustré
au sein l'audiovisuel public auquel il a consacré dix-huit
ans. Successivement directeur général adjoint
de l'Office de radiodiffusion télévision française
(ORTF), il est durant la même période président
du conseil de surveillance de Vidéogrammes de France
(1971-1974). Directeur général de Radio France
(1975-1979); président de l'Université radiophonique
et télévisuelle internationale (URTI), (1976-1987);
il devient président de l'Institut national de l'audiovisuel
(INA), (1979-1981) puis membre de la Haute Autorité
de l'audiovisuel, nommé par le Président du
Sénat, Alain Poher (1982-1986). En 1986, il est nommé
membre de la Commission nationale de la communication et des
libertés (CNCL) par le Président du Sénat,
Alain Poher. Élu président de cet organisme,
il le dirige jusqu'en 1989.
Enfin, Gabriel de Broglie a occupé depuis 1981 de nombreuses
responsabilités liées à la "défense
et illustration de la langue française" : vice-président
du Haut Comité de la langue française (1981-1982),
membre du Conseil supérieur de la langue française
(1984-1986), administrateur de la Bibliothèque nationale
de France (depuis 1995), président de la Commission
générale de terminologie et de néologie
(depuis 1996).
Comme historien, il publie biographies et études sur
l'orléanisme et le XXe siècle. Comme essayiste,
il donne des témoignages sur ses activités,
le Conseil d'État, la télévision, la
langue française.
Les ouvrages de Gabriel de Broglie ont été couronnés
par l'Académie française, par le prix des Écrivains
combattants, par le prix Vauban, par le premier Grand Prix
Gobert pour Madame de Genlis, et par le prix des Ambassadeurs
pour Guizot.
Passionnément bibliophile,
il préside, depuis 1980, la Société des
bibliophiles françois et a été élu,
en 2003, membre du Roxburghe Club de Londres.
Le 22 mars 2001, il a été élu membre
de l'Académie française au fauteul d'Alain Peyrefitte
(11e fauteuil).
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