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En déplacement à létranger
pour une cérémonie prévue de longue date,
je regrette infiniment de ne pouvoir me joindre à vous
ce soir. Jaurais aimé accueillir Monsieur le
Ministre Chiu Kun-Liang au Palais de lInstitut. Mais
je dois en laisser le soin à Monsieur le Secrétaire
perpétuel de lAcadémie des sciences morales
et politiques qui, je le sais, sen acquittera parfaitement.
Permettez-moi tout dabord dexprimer ma joie
de voir rassemblées ce soir, en ce magnifique Palais
de lInstitut, tant de personnes dont lamitié
et le soutien nous sont chers. A linvitation de Monsieur
le Secrétaire perpétuel de lAcadémie
des sciences morales et politiques, nous allons procéder,
en ce début de printemps, à la dixième
remise de prix de la Fondation culturelle franco-taïwanaise.
Pour avoir eu, par le passé, lhonneur dêtre
membre du jury, jai pu éprouver, par les efforts
conjoints de tous ses membres, français et taïwanais,
en faveur dune large diffusion du savoir et de la culture,
la solidité des liens damitié qui unissent
Taïwan et la France. |
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Allocution de M. Michel Albert,
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Monsieur le Ministre vient dy faire allusion. La réunion
du jury de la Fondation culturelle franco-taïwanaise
à Taïpei en septembre 2005 na pas eu pour
unique heureux résultat la sélection des deux
lauréates que nous honorons ce soir, mais elle a également
donné lieu à la signature dune convention
qui accroît considérablement le rayon daction
de la Fondation. Au cours des dix années écoulées,
sous limpulsion de M. le Chancelier honoraire Pierre
Messmer et grâce à lindéfectible
concours du Conseil national des Affaires culturelles, la
Fondation a pleinement rempli la mission qui lui était
assignée : encourager et récompenser ceux
qui, individuellement ou collectivement, par leurs recherches
et par leur action, contribuent à faciliter et à
intensifier les échanges intellectuels et artistiques
entre Taïwan et la France.
Il eût été possible de poursuivre dans
cette voie sans afficher dautres ambitions. Mais il
est apparu quil convenait de donner plus dampleur
encore à laction de la Fondation. A lheure
où la mondialisation économique induit, notamment
en France, de funestes réflexes de repli sur soi, lextension
des compétences culturelles du jury de la Fondation
à une vingtaine dEtats européens doit
être saluée comme une avancée utile, tant
pour la partie française que pour la partie taïwanaise.
Il ne sagit désormais plus de jeter un pont,
aussi élaboré soit-il, entre Taïwan et
la seule France, mais des ponts multiples entre Taïwan
et les pays européens.
La tâche est enthousiasmante, mais elle est aussi immense
et peu aisée. En effet, si Taïwan fait montre,
dans bien des domaines, dune vitalité et dune
créativité qui devraient susciter lintérêt,
elle pâtit, dans tous les domaines, de lombre
que projette sur elle son grand voisin continental. Or, les
26 millions dhabitants de Taïwan aborigènes
et Chinois venus du continent sont les co-auteurs et
co-détenteurs dun patrimoine culturel, social
et politique original qui mérite dêtre
mieux étudié et mieux connu.
Je minterrogeais déjà lan dernier,
à cette même tribune, sur le nombre de ceux qui,
en Occident, connaissent la réalité taïwanaise
et je réponds, aujourdhui comme hier : force
est de reconnaître quils sont très peu
nombreux et que Taïwan reste une terra incognita.
Nos médias sintéressent peu à Taïwan.
Trop rares sont également les chercheurs, les universitaires,
les artistes, qui consacrent une part de leur talent à
létude de Taïwan. Cest donc une invitation
forte à combler cette lacune que la Fondation culturelle
franco-taïwanaise lance dans toute lEurope, et
non plus seulement en France et à Taïwan, à
compter de cette année.
Mais pour lheure, penchons-nous sur les mérites
de nos deux lauréates au titre de lannée
2005. Lune est taïwanaise, lautre française.
En simplifiant, lune fait connaître la France
aux Taïwanais, lautre fait connaître Taïwan
aux Français. Elles sont donc complémentaires.
Mais elles uvrent dans des registres bien différents.
LAssociation des Professeurs de français de Taïwan,
dont je salue ici la Présidente qui a bien voulu venir
tout exprès de Taïpei, est forte de près
de deux cents membres. Elle affiche comme objectifs la promotion
des échanges culturels entre Taïwan et les pays
francophones, le développement de lenseignement
du français dans les lycées et les universités,
laide aux enseignants pour des stages de perfectionnement
et lincitation à la traduction en chinois douvrages
écrits en français. Son action mérite
dautant plus dêtre saluée quelle
prend place dans un environnement international et régional
peu propice à lenseignement du français.
Loin de tout pays francophone, dans un monde où la
fascination pour langlais est de plus en plus prégnante,
les efforts de lAssociation des Professeurs de français
de Taïwan méritaient dêtre récompensés.
La Fondation culturelle franco-taïwanaise sen est
chargée. Permettez-moi dajouter que lAPFT
sera bientôt de nouveau à lhonneur puisque
cest à Taïpei que se tiendra, fin avril,
le congrès de la Fédération internationale
des professeurs de français. A laimable invitation
de Monsieur le Ministre de la Culture Chiu Kun-Liang, Monsieur
le Chancelier Gabriel de Broglie, grand défenseur de
la langue française, se rendra à Taïpei
pour y participer.
Madame Françoise Mengin, notre deuxième lauréate,
est, comme la indiqué Monsieur le Ministre, directeur
de recherche au Centre dEtudes et de Recherches internationales
(CERI). Elle enseigne en outre à Sciences Po ainsi
quà lInstitut national des Langues et Civilisations
orientales. Son champ de recherche est essentiellement le
monde sinophone avec une prédilection tout à
fait remarquable pour Taïwan. La thèse quelle
a préparée il y a quelques années sous
la direction dAlfred Grosser est intéressante
à plus dun titre, mais déjà par
son titre : « Les relations entre la France
et Taïwan de 1964 à 1994 : contribution à
une étude des relations extérieures dun
non-Etat. » Nous voici revenus à
lombre que jévoquais il y a un instant
et dont Taïwan tente de se dégager. Visiblement
passionnée par son sujet, Madame Mengin a accompli
depuis 1986 près de quinze missions détudes
à Taïwan. Ses publications jettent un éclairage
tout à fait intéressant sur la politique étrangère
de Taïwan, sur les réformes constitutionnelles
en cours, sur la récente démocratisation, mais
aussi sur les rapports politico-économiques de Taïwan
et de la Chine, qui, sils venaient à senvenimer,
auraient des répercussions fâcheuses à
léchelle mondiale. Cest donc pour lensemble
de ces travaux et pour laider à en mener à
bien de futurs que Madame Mengin a été retenue
comme lauréate.
Je laisse à présent le soin à Monsieur
le Ministre Chiu Kun-Liang, Président du Conseil national
des Affaires culturelles, de remettre leurs diplômes
aux deux lauréates, à qui jadresse mes
sincères félicitations.
Remerciement de Madame Lee Pei-Hwa,
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Cest pour moi et pour mon Association un grand honneur
de nous voir remettre ce prix par lAcadémie des
Sciences Morales et Politiques de France et le Conseil National
des Affaires Culturelles de Taiwan que, en mon nom et celui
des membres de lAssociation, je remercie du fond du
cur. Je ressens une profonde émotion, car à
linstant même où jarticule ces mots,
mhabite un mélange de fierté, de reconnaissance
et de désir daller de lavant dans cette
voie que nous avons tracée. Comme vous le savez bien,
il est essentiel pour qui veut engager une action en faveur
du français dêtre épaulé
par de bons alliés. Car la puissance et la force de
notre association, lampleur du message quelle
tend à délivrer dans une région représentant
un grand enjeu pour la francophonie, dépendent en partie
de cette solidarité que vous venez dexprimer
en me remettant ce prix.
Les activités de notre association sont diverses :
elles comprennent lorganisation et la participation
à des colloques, la mise en place des Journées
dimmersion en langue française pour les lycéens
taiwanais, des stages de formation continue pour les professeurs,
des concours de chansons, des ateliers et des conférences,
et aussi, la Journée de la francophonie que nous venons
de célébrer la semaine dernière. Nous
oeuvrons pour un dialogue entre les aires linguistiques et
culturelles, pour empêcher une certaine uniformisation
et un certain formatage des esprits qui transformeraient la
production culturelle en marchandise. Nous pensons même
que la maîtrise de sa langue maternelle peut aussi se
faire par celle dune langue étrangère,
en loccurrence le français. Car la langue nest
pas seulement un moyen de communication, et les langues se
distinguent les unes des autres par leur façon de découper
lunivers et den donner une image mentale différente.
Doù lenrichissement qui accompagne lapprentissage
dune seconde langue.
Mais notre tâche actuelle la plus ardue et à
laquelle nous nous sommes attelés depuis une année,
cest le Premier Congrès Régional Asie-Pacifique.
Je tiens ici à rendre un hommage appuyé à
tous mes collègues, les membres de lassociation,
ainsi que les enseignants de français à Taiwan,
qui, par toute leur énergie, leur compétence,
leur dévouement constant et leur investissement quotidien,
montrent leur attachement à cette langue, et luttent
pour son maintien, son développement et son enrichissement.
Nous sommes très conscients du défi qui se présente
à cette langue ,et nous pouvons le relever grâce
au soutien et à la coopération des instances
gouvernementales et francophones. Lesquelles nont pas
manqué à notre appel. Je voudrais donc saisir
cette occasion pour adresser mes chaleureux remerciements
à lInstitut français de Taipei, au Bureau
belge, Taipei, au Bureau commercial du Canada à Taipei,
aux trois Ministères de mon pays : ceux de lEducation
et des Affaires étrangères, et le Conseil National
des Affaires culturelles.
Nous voudrions mettre à profit ce prix :
Je dirai pour conclure que cest par ces actions quon pourra rééquilibrer la balance en faveur de la langue française. Je renouvelle mes remerciements et ma gratitude. Merci à vous tous.
Remerciement de Madame Françoise Mengin,
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Recevoir un prix est toujours un honneur. Mais demblée
je voudrais poser une hypothèse : aurais-je reçu
de la même académie, votre académie, un
prix couronnant le même travail, mes travaux, mais un
prix qui ne fût pas dédié à une
meilleure connaissance de Taiwan que la satisfaction que jéprouve
aujourdhui ne serait pas la même.
En effet, lorsquau milieu des années 1980, étudiante
en science politique, jai choisi de me spécialiser
sur Taiwan, cétait une forme de gageure, son
régime nétant pas alors un objet « légitime »
détude en science politique. Force est de reconnaître
que, dans cette discipline, aucun chercheur en France ne travaillait
sur Taiwan : seuls des anthropologues ou des géographes
avaient choisi cette île pour objet détude.
Loin de moi lidée de suggérer que jai
pu jouer un rôle précurseur car, de fait, au
moment où je terminais ma thèse, dautres
doctorants avaient entamé des recherches sur Taiwan
tandis que certains spécialistes de la Chine populaire
réorientaient tout ou partie de leurs travaux sur Taiwan.
Mais avant les premiers signes dune libéralisation
politique, Taiwan souffrait dun double discrédit :
lîle était dominée par un régime
autoritaire voire policier, et un régime qui de surcroît
nétait plus reconnu par la communauté
internationale. En outre, avec le lancement de la politique
de réformes et douverture en Chine populaire
et donc la plus grande facilité de dy séjourner,
Taiwan nétait plus cette « Chine résiduelle »
(residual China), selon la formule de lanthropologue
Maurice Freedman, qui avait offert la possibilité de
simmerger dans le monde chinois lorsque la « vraie
Chine » (the real China) semblait inaccessible
aux sinologues. Ce qui dailleurs était faux,
comme lavait prouvé, entre autres, le séjour
effectué à Pékin dans les années
1960 par Madame Bastid-Bruguière.
Or en rejetant Taiwan dans la catégorie des Etats paria,
les impératifs diplomatiques et les modes intellectuelles
posaient la question en termes normatifs, voire prescriptifs,
qui ne sont pas ceux de la recherche. Et cest précisément
cette absence de légitimité du régime
de Taipei qui, en tant que telle, en faisait un objet légitime
détude. Jai donc choisi pour sujet de thèse
lanalyse des relations sui generis qui se sont
nouées entre Taiwan et les partenaires diplomatiques
de Pékin. Et jai montré comment sétait
mis en place un système dilatoire basé sur des
fictions juridiques : une logique du faux afin docculter
lexistence dun Etat. Plus quun Etat non
reconnu, Taiwan est un non-Etat reconnu.
Ayant rappelé par quel biais javais commencé
de mintéresser à Taiwan, je voudrais souligner
la chance que jai eue de pouvoir y passer deux années
pour préparer ma thèse, grâce à
une bourse du ministère de lEducation de la République
de Chine, et la chance que ce séjour eut recouvert
une période cruciale de lhistoire contemporaine
taiwanaise. Pour y être allée avant et surtout
y être très régulièrement retournée
depuis, je peux dire que cette époque est celle où
deux tableaux antagoniques se superposaient pratiquement :
dun côté, un régime encore crispé
sur son anticommunisme et sur le dogme nationaliste - lunité
de la Chine -, de lautre, une vie intellectuelle taiwanaise
bouillonnante.
Je suis arrivée à Taipei le 21 août 1986.
Ce jour là, laéroport Chiang Kai-shek
a été fermé juste après que mon
avion eut atterri en raison du passage imminent dun
typhon, ce qui nempêcha pas les douaniers zélés
de lentement fouiller ma valise pour confisquer tous les effets
et objets susceptibles de provenir de Chine populaire ou de
tout autre pays communiste. Puis suivirent, comme pour tout
le monde en raison du typhon, quarante-huit heures de claustration
en tête à tête avec la gent cafard. Cette
arrivée était donc lamentable, à tout
le moins décevante. Mais, rétrospectivement,
je lui voue un certain attachement, non par masochisme, mais
parce quelle ma permis dentrer de plain-pied
dans une partie de la production avant-gardiste taiwanaise
qui a souvent pour toile de fond le régime policier
nationaliste, mais surtout la pluie et les cafards (je pourrais
donner beaucoup dexemples, je névoquerai
que les films de Tsai Ming-liang). Car cest bien autour
dun traitement allégorique de la pauvreté
du sol taiwanais et de la rudesse de son climat que se sont
fédérés nombre dintellectuels opposants
au régime : allégorie de la privation,
pour les Taiwanais, hier dune nation, aujourdhui
non pas dun Etat, mais dun Etat internationalement
reconnu.
Pour ce qui me concerne heureusement, les lendemains ont été
plus chantants, grâce notamment à la fréquentation
de ces milieux intellectuels, souvent dans la maison de thé
de Xinshengnan Lu (Zitenglu, La maison à la
glycine) qui, à elle seule, est un précipité
de toute lhistoire taiwanaise : une maison datant
de la colonisation japonaise, tombée au lendemain de
la reddition de lempire nippon dans lescarcelle
du régime nationaliste qui, après 1949, la
cédée à lun de ses dignitaires.
Et cest le fils de celui-ci, tout continental quil
fût, qui, en 1981, transforma cette maison en lune
des premières maisons de thé de Taipei, une
initiative qui défiait le régime parce quelle
valorisait la culture locale, insulaire.
Le dogme nationaliste affleurait donc sans cesse dans la réalité
quotidienne. Je ne donnerai quun dernier exemple :
ce rôle de postier que tout étranger était
amené à jouer dès quil se rendait
en Chine pour permettre aux continentaux de lîle
de correspondre de temps à autre avec leur famille
restée sur le continent après 1949. Une situation
schizophrénique donc, mais en apparence seulement car
tout lédifice commençait à se lézarder.
Et la thèse que jai défendue dans des
travaux ultérieurs est que le ressort même du
changement, toute la démocratisation des années
1990, réside, selon un processus tout tocquevillien,
dans le projet nationaliste lui-même : lédification
dun véritable Etat-nation chinois, consubstantiel
à la fiction nationaliste certes, mais qui en tant
quEtat-nation, en que communauté totalisante
et hégémonique, ne pouvait à terme quépuiser
le mythe qui le fondait.
Plutôt que de mappesantir sur le passé,
je voudrais parler du projet que je peux entreprendre dans
les meilleures conditions possibles grâce à la
chance insigne que représente ce prix, et qui débouchera
sur la publication dun ouvrage consacré à
Taiwan.
A la question « Comment écrit-on lhistoire ? »
Paul Veyne a répondu : par le truchement de la
familiarité. Pour ceux qui travaillent sur lhistoire
immédiate, la familiarité sacquiert par
lenquête de terrain. Cest donc très
concrètement à des missions de terrain pour
préparer cet ouvrage que je consacrerai ce prix.
Dans cet ouvrage, je voudrais analyser la formation de lEtat
taiwanais à partir de la formation de sa frontière.
Jentends la frontière non dans son sens géographique,
mais comme production de normes dinclusion et dexclusion
matérialisées dans des pratiques, des lois,
des représentations.
Je privilégierai la frontière sino-taiwanaise
car au-delà du contentieux Pékin-Taipei, ce
sont les délocalisations dentreprises taiwanaises
en Chine qui posent aujourdhui avec le plus dacuité
à Taiwan la question de la perte de souveraineté
de lEtat. Néanmoins je crois quil ne faut
pas appréhender la frontière comme une limite
seffaçant sous leffet dissolvant des allers
et retours mais comme un différentiel (en termes de
législations financières, fiscales, sociales,
etc.) motivant, en tant que tel, le passage. De même,
les contours de la citoyenneté taiwanaise, de lêtre
national (lhomo nationalis) taiwanais peuvent-ils
être cernés à partir du cas limite que
représentent les entrepreneurs taiwanais opérant
sur le continent, mais participant sur lîle à
de multiples institutions publiques et privées et,
surtout, exerçant leur droit de suffrage. Enfin, la
reformulation de la frontière est partie liée
aux avatars du nationalisme, de la représentation qui
sous-tend linstitution nationale.
Autrement dit, et pour reprendre la thèse de Carlo
Ginzburg dans son essai sur la littérature anglaise :
Nulle île nest une île car sinon linsularité
enfermerait linsulaire dans la prison dune identité
indéfiniment identique. Et sil est une île
dont toute lhistoire atteste quune île nest
pas une île, cest bien Taiwan.
Jespère grâce à ce projet, mais
aussi grâce à toutes mes activités universitaires,
notamment lencadrement de jeunes doctorants, contribuer
à une meilleure connaissance de Taiwan. Du moins my
efforcerai-je. Et cest ce dont je souhaiterais, pour
terminer, assurer Monsieur le Ministre en madressant
à lui en chinois.
(
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Je vous remercie. Merci beaucoup.