Libres débats sur la théorie de la relativité.
Hypothèses et données de l'expérience. La théorie de la relativité est-elle valide ?

Maurice Allais,
Mémoire inédit, 88 p.

Ouvrage déposé par M. Yvon Gattaz lors de la séance du lundi 8 janvier 2008.

Voici le titre choc des derniers documents publiés par notre éminent confrère, Maurice Allais, non pas dans le domaine de l'économie qui lui a valu, on le sait, « notre » seul Prix Nobel d'Economie pour la France, mais pour ses travaux dans le domaine de la physique et particulièrement pour celui de l'analyse scientifique et de la théorie de la relativité, incontestée de par le monde depuis exactement cent ans.

Maurice Allais a beaucoup étudié les expériences interférométriques de Michelson dont on a longtemps cru que les résultats étaient « négatifs » et dus à de simples erreurs. Or Allais a découvert en 2004 d'extraordinaires régularités dans les expériences interférométriques ultérieures de Dayton Miller et la concordance avec les résultats antérieurs de Michelson, découverte majeure.

Je ferai grâce à mes confrères des hodographes empiriques et des ajustements elliptiques trop scientifiques. Allais en déduit que la vitesse de la lumière n'est pas identique dans toutes les directions, comme le suppose la théorie de la relativité, anomalie qu'il avait démontrée largement dans son ouvrage : « L'Anisotropie de l'Espace » que j'avais présenté ici il y a quelques années.

Ai-je besoin de rappeler que Maurice Allais n'a pas été qu'un simple observateur et synthétiseur des études d'autres scientifiques (Michelson, Miller, Esclangon, etc), mais il a lui-même réalisé de nombreuses expériences avec son pendule paraconique dans son laboratoire de Saint-Germain-en-Laye.

Toutes ces études ont conduit Maurice Allais à dénoncer sans détour la théorie de la relativité, ce qui a soulevé, on s'en doute, un tollé dans la communauté scientifique bien pensante et particulièrement chez nos confrères de l'Académie des Sciences. Le conflit est rude et il est évident que notre Académie des Sciences Morales et Politiques n'a pas qualité pour intervenir.

Maurice Allais rappelle, dans sa dénonciation sur la validité de la théorie de la relativité, qu'Einstein lui-même avait affirmé qu'on ne pouvait pas situer la position de la terre sur sa trajectoire par des expériences purement terrestres, alors qu'il y a en fait corrélation temporelle et linéaire dans une période d'un an, découverte qu'Allais considère comme capitale. Il cite Einstein lui-même :

« L'attrait principal de la théorie (de la relativité) est qu'elle constitue un tout logique.
« Si une seule de ses conséquences se montrait inexacte, il faudrait l'abandonner ; toute modification paraît impossible sans ébranler tout l'édifice ».

Allais en déduit : « Incontestablement, la Théorie de la Relativité Restreinte et Générale qui repose sur des postulats infirmés par les Données de l'observation ne peut pas être considérée comme scientifiquement valable ».

Maurice Allais demande avec fougue, à propos de cette nouvelle étude, que les autorités scientifiques soient plus à l'écoute des découvertes qui dérangent et acceptent le libre dialogue avec ces innovateurs souvent reconnus après leur mort. Il persiste à croire que notre Académie doit justifier son appellation de « Sciences Morales » en prônant elle-même un processus d'appel dans les jugements scientifiques, comme dans les autres, afin de faire émerger des théories nouvelles, même apparemment contradictoires avec les vérités établies. Il a ouvert pour cela un site Internet qui figure sur le document que je remets sur le bureau de notre Académie.