Disparition d'Henri Amouroux
Le journaliste et historien Henri amouroux est décédé
dimanche 5 août 2007 en Normandie, à l'âge
de 87 ans. Né le 1er juillet 1920 à Périgueux
(Dordogne), le Périgourdin était devenu le mémorialiste
du peuple français lors de la seconde guerre mondiale
en publiant La grande histoire des Français sous
l'Occupation, une imposante série en 10 volumes.
Henri Amouroux a effectué une grande partie de sa carrière
à Sud-Ouest, où il était rentré
en 1944, avant de prendre la direction de France-Soir
en 1974.
Président du Prix Albert Londres depuis 1985, il avait
élu membre de l'Académie dans la section Histoire
et Géographie le 27 novembre 1978 au fauteuil laissé
vacant par le décès de Jacques Chastenet.
Au cours de ses obsèques qui se se sont déroulées
le mercredi 8 août en l'église parisienne Saint
Jacques du Haut Pas, quelque 200 personnes, dont de nombreux
journalistes, sont venus lui rendre hommage.
" Jusqu'à sa dernière heure, il
a gardé sa position de sentinelle, avec sa plume véloce
et jamais assassine, sans concession et sans méchanceté ",
a dit son confrère Jean Cluzel, membre de l'Académie
des sciences morales et politiques.
A la demande du défunt le grand rabbin Alain Goldmann,
qui était son ami depuis leur rencontre dans les années
1950 à Bordeaux, a lu un psaume.
Représentant le jury du prix Albert Londres, sa présidente,
Josette Alia, a lu la célèbre préface
de "Terre d'ébène", livre écrit
après quatre mois de reportage en Afrique par le célèbre
grand reporter, dans lequel il affirmait : " Notre
métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire
du tort. Il est de porter la plume dans la plaie ".
" Cher Henri, c'est ce que nous continuerons
à faire ", a-t-elle conclu.
Après la cérémonie, sa dépouille
a été transportée près de Bordeaux,
où il devait être inhumé dans l'intimité.
Intégralité
du discours prononcé par M. Jean Cluzel
en hommage à Henri Amouroux lors de ses obsèques.
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